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Le doigt dans l'engrenage - Page 4

  • Les recettes du cinéma

    Outre le passage de la TVA de 5,5 à 7 % au 1er janvier 2012, la hausse de prix que traduit l'augmentation régulière de la recette moyenne par entrée (RME) au cours des dix dernières années peut être partiellement analysée comme étant consécutive à l'essor du cinéma en relief. Les billets vendus plus de 10 € ont représenté 17,10 millions d'entrées en 2012, contre 13,75 millions en 2011. La « décomposition de la place de cinéma » est au coeur du système de financement et de régulation du cinéma français. La répartition entre les différents postes est restée stable dans le temps : ??le taux de la taxe spéciale additionnelle qui alimente le fonds de soutien du CNC est fixé à 10,72 % ; ??l'augmentation de la TVA a eu pour conséquence d’accroître la part de cette taxe dans les recettes de 5,30 % avant 2012 à 6,59 % en 2012 ; ??la part revenant à la SACEM (1,515 % de la recette guichet hors TVA et TSA) est stable à 1,25 % ; ??la part revenant aux distributeurs (37,48 %) et celle revenant aux exploitants (43,96 %) ont légèrement fléchi suite à l’augmentation de la TVA. Ces montants correspondent aux montants (hors toutes taxes) constatés sur la base des taux de location négociés pour chaque film entre l’exploitant et le distributeur. Les deux périodes de plus forte fréquentation se situent en octobre, novembre décembre d'une part, et en février, mars, avril d'autre part. Cette saisonnalité est restée relativement stable au cours des dix dernières années (avec en moyenne, cependant, un mois d'avril moins favorable qu'avril 2012, car généralement inférieur à ceux de février et mars). Plus de la moitié (54,9 %) des entrées ont lieu le week-end (vendredi au dimanche), chiffre relativement stable au cours des dernières années.

  • La biodiversité, un enjeu financier

    La biodiversité contribue largement à l’économie française, et ce au moins de deux façons. En premier lieu, par le fait que l’activité économique dépend de la biodiversité pour les approvisionnements des entreprises, à travers le concept de services écologiques. Le constat en a déjà largement été fait par ailleurs, mais nos travaux ont cherché à aller plus loin en estimant les niveaux de dépendance secteur par secteur. Il ressort de notre étude que les secteurs fortement dépendants de la biodiversité génèrent près de 1,5 million d’emplois (soit 10% du total des emplois salariés) et 275 milliards d’euros de chiffre d’affaires. On observe également que ces secteurs représentent plus de 82 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’export, ce qui démontre que le bon état des écosystèmes, en métropole comme en outre mer, contribue positivement à la balance des paiements. Il s’agit ici d’une estimation prudente, ne retenant que les secteurs dont la dépendance directe fait qu’ils seraient immédiatement impactés par une dégradation de la biodiversité. Au delà, en tenant compte des dépendances indirectes tout au long des cycles de vie des produits, ce sont près de 80% des emplois français qui sont concernés par la biodiversité et qui subiraient les impacts d’une dégradation irréversible des écosystèmes. En deuxième lieu, la biodiversité contribue à l’économie française via les dépenses directes et indirectes liées aux activités de protection de la nature. Nous avons pu évaluer que ces activités contribuaient aujourd’hui, sur la base d’une estimation très prudente, à la création ou au maintien de 35.000 emplois, et contribuaient au PIB national à hauteur de 2,5 milliards d’euros. L’effet multiplicateur de la dépense liée à la biodiversité est significatif : chaque euro dépensé pour sa protection génère 2,64 € de production et 1,31 € de valeur ajoutée. Un million d’euros de ces dépenses engendre en moyenne 19 emplois non délocalisables. Face à ces constats, le secteur français de la biodiversité, dont les compétences et le savoir faire des acteurs sont reconnus internationalement, peine pourtant à exister et à se structurer. Il serait plus que temps que les pouvoirs publics s'emparent de ce thème majeur !

  • Perfection culinaire

    Récemment, j'ai découvert une sympathique recette de dessert : le sabayon aux figues. Il m'a suffi de la proposer une fois à mes amis pour qu'ils me la réclament maintenant chaque fois qu'ils viennent à dîner ! C'est vous dire si elle plaît ! Du coup, j'ai décidé de la partager avec vous. Il est en outre possible de la personnaliser : elle est aussi bonne chaude (omme on la sert le plus souvent) que refroidie, et on peut remplacer les figues caramélisées qui l'accompagnent par des fraises fraîches, ou encore des pêches ou des prunes poêlées ! Mais allons à l'essentiel ! Les ingrédients, pour commencer : 8 jaunes d'œufs à température ambiante ; 110 g de sucre en poudre ; 12,5 cl de marsala ; 4 figues mûres et fermes, coupées en deux dans la hauteur ; 55 g de sucre en poudre pour la cuisson des figues Vous avez tous les ingrédients ? Alors il est temps de s'y mettre. Cela dit, ça ne vous prendra pas longtemps : la recette se prépare en 10 minutes et se cuit en autant de temps ! Tout d'abord, versez 1,2 l d’eau dans une casserole moyenne et portez à ébullition. Mettez les jaunes d’œufs et le sucre dans un saladier supportant la chaleur, pouvant être posé sur le bord de la casserole sans que le fond touche l’eau. Fouettez les jaunes et le sucre pendant 3 minutes au batteur électrique, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez le marsala et fouettez encore quelques instants pour bien homogénéiser l'ensemble. Posez ensuite le saladier sur la casserole, au-dessus de l’eau bouillante, et continuez de fouetter 5 ou 6 minutes, jusqu’à ce que le mélange devienne épais et mousseux. Passez de temps en temps une spatule sur les parois du saladier. Répartissez ensuite le sabayon dans 4 verrines d’environ 12,5 cl de contenance. Pour finir, faites chauffer une grande poêle antiadhésive à feu moyen. Saupoudrez les figues de sucre et posez-les dans la poêle, sur la face coupée. Faites cuire 1 ou 2 minutes, jusqu’à ce que l’intérieur soit caramélisé. Servez enfin les figues caramélisées encore chaudes, en même temps que le sabayon. Voilà ! Comme promis, ce n'était pas bien sorcier à faire, et la recette remporte un franc succès en fin de soirée. Mais ça, je vous laisse le découvrir par vous-même ! ;-) Et si vous souhaitez améliorer vos compétences culinaires, vous pouvez toujours suivre ce cours de cuisine à Nice : le chef y est très pédagogue et s'adresse aussi bien aux cordons bleus qu'aux manchots tels que moi. :-) https://www.tematis.com/cours-cuisine