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  • Un moment d'efficacité collective

    Nous nous retrouvons : l’initiative d’Anita est bien accueillie par l’équipe. La confiance augmente. Nous co-créons l’articulation du deuxième acte. Chacun apporte sa contribution. Le leadership passe de l’un à l’autre, naturellement. Les moins expérimentés ou autonomes d’entre nous sont soutenus par les autres pour préparer leur travail. Mais rien n’émerge pour le premier acte de notre intervention… Or nous savons que le début est un moment crucial pour susciter une dynamique, générer de la confiance ; et nous avons besoin de cela pour que les 150 participants deviennent acteurs du processus. 15 minutes avant… Les minutes sont désormais comptées avant le démarrage de notre session. Tous les neuf, nous sommes debout, en cercle, un peu à l’image d’une mêlée de rugby, mais il n’y a pas d’adversaire. Notre tension monte et se cristallise sur l’inconnu : que proposer aux participants pour ce premier acte ? Deux d’entre nous se remémorent un échange avec des participants pendant la pause de midi : « Ils ont envie de rester dehors, il fait beau et chaud (nous sommes en septembre, en Finlande !) et aussi de passer à l’action ». L’idée fuse du plus sportif de notre équipe. Il est Basque et donc, le rugby n’a aucun secret pour lui… Il propose de faire vivre en plein air le haka, la danse du guerrier du Pacifique, aux 150 participants. Pendant 45 minutes, ils apprendront et créeront un mouvement collectif. L’équipe est enthousiaste. Même moi qui ne connais pas cette danse. Je vais l’apprendre en 2 répétitions de 2 minutes ! Nous nous resserrons pour un Tous pour Un, Un pour Tous – en espagnol ! Tout s’est vraiment bien passé. Les participants, en mode réceptif depuis deux jours, sont passés à l’action ensemble et ont présenté en équipe et sur scène des visions du futur pour leurs organisations. Faire monter des participants sur scène, devant un public, ce n’est pas facile, je l’apprendrais plus tard dans mon cheminement personnel. Ce moment d’action en équipe reste un souvenir puissant pour moi. Une équipe composée de personnes ordinaires, capables de lâcher les structures classiques, de se passer d’un leader hiérarchique et dépourvues d’expérience directe, peut réaliser l’impossible. Alors pourquoi cela a-t-il fonctionné ? Nous avions un socle commun : des valeurs partagées, que nous avions travaillées régulièrement depuis le début de notre formation. La mission à accomplir était alignée avec nos besoins personnels, nos compétences existantes ou émergentes. Le dialogue en équipe a été central. Nous pouvions tout nous dire. Mais seul le passage à l’action permet de créer des informations et des résultats. Se trouver en situation de faire ce que chacun de nous n’avait jamais fait a généré un décalage qui nous a aidés à nous libérer des « habitudes » qui limitent la pensée et donc, l’action. Nous avons aussi laissé beaucoup de place à nos émotions. Différents types de leadership sont apparus : créatif, coopératif ou dans l’action. L’équipe les a absorbés et a remplacé le besoin de structure par l’auto-organisation : nous avons cheminé entre ordre et chaos sans jamais activer le mode « commande ». A lire sur le site de l'organisateur - organisation de séminaire.