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Le doigt dans l'engrenage

  • La société spatiale russe Energuia proposera des vols touristiques

    Survoler la Lune à bord du vaisseau spatial Soyouz sera possible pour la première fois sur le marché touristique international dès 2021-2022, a déclaré à Sputnik Vladimir Solntsev, directeur général de la société de construction spatiale russe RKK Energuia. « Le survol de la Lune par des touristes spatiaux pourrait avoir lieu 5-6 ans après la signature du contrat. Les conditions sont actuellement évoquées avec les candidats potentiels », a expliqué le directeur de l'entreprise. D'après lui, deux lancements consécutifs seront nécessaires pour réaliser le projet. « Nous utiliserons un système de double lancement. Un départ en orbite enverra le vaisseau Soyouz, et un second l'étage supérieur DM avec un compartiment hermétique supplémentaire. Ils s'arrimeront puis l'étage DM assurera l'impulsion nécessaire pour voler autour de la Lune. Le combustible du vaisseau Soyouz sera utilisé pour corriger la trajectoire balistique », explique Vladimir Solntsev. La compagnie travaille actuellement à la conception d'une protection supplémentaire et à la modernisation des vaisseaux Soyouz. « Nous avons conscience du besoin d'une protection thermique plus puissante, d'une liaison radio à longue portée, d'un contrôle de descente dans l'atmosphère à la vitesse de libération et des modifications à apporter à d'autres systèmes », a précisé le directeur de RKK Energuia. Ce dernier a également déclaré que les vols touristiques dans l'espace à bord des vaisseaux Soyouz pourraient reprendre. RKK Energuia compte prochainement signer un contrat avec une compagnie qui sera chargée de fournir ces services. L'entreprise étudie les propositions de partenariat de plusieurs entreprises dont Space Adventures. L'une d'elles a déjà proposé de signer un accord sur neuf sièges « touristiques » pour s'envoler vers l'ISS d'ici 2021.

  • Une aventure aérienne

    D'où viennent les passions ? Voilà un bien grand mystère. Personnellement, je suis passionné par les avions de chasse, et ce depuis l'enfance. J'aurais préféré une passion plus économique, mais on ne choisit pas. Je me souviens que quand j'étais petit, je ne sortais jamais sans avoir mon avion de chasse fétiche avec moi. Je jouais avec à tout bout de champ et m'inventais des duels aériens. C'est même à peu près le seul souvenir de ces jeunes années. Aujourd'hui, bien sûr, je ne joue plus avec. Mais il traîne dans la chambre de mon petit dernier, et j'espère bien qu'un jour, il fera à son tour son bonheur. Bref, tout ça pour dire qu'avec de tels antécédents, il était prévisible qu'un jour, je veuille pousser plus loin l'aventure. Ce que j'ai enfin fait la semaine dernière, en effectuant un extraordinaire baptême en L39 Albatros. Et cette expérience est clairement en haut du podium des activités magiques que j'ai pu faire dans ma vie. Les sensations que m'a apportées ce vol resteront pour toujours gravées en lettres de feu dans ma mémoire. Car vous l'avez peut-être observé : il y a une grande différence entre savoir quelque chose et le vivre. Je savais depuis des années les sensations que procure un avion de chasse. Le poids des G qui vous fait peser 5 fois votre poids, l'apesanteur que procure les G négatifs au beau milieu d'un looping, le champ de vision qui diminue quand on est écrasé dans des virages trop brusques, tous ces détails n'avaient plus de secret pour moi. Mais on a beau savoir, je crois qu'on n'est jamais vraiment prêt ; car quand le corps est confronté à de telles sensations, on découvre que le savoir n'est rien tant qu'il n'est pas vécu. Pour vous dire, certains moments étaient tellement excessifs qu'ils en étaient même à la limite du supportable. Et je dois avouer que, même si j'ai adoré ce vol de bout en bout, j'ai été quand même soulagé quand il a fallu rejoindre la terre ferme ! J'étais trempé de la tête au pied et je n'aurais pas tenu cinq minutes de plus. Si vous aimez les expériences extrêmes, je vous recommande en tout cas sans hésiter l'aventure. Voilà le site où j'ai déniché ce baptême, ce superbe vol en L39, si vous vous sentez d'humeur audacieuse... https://www.tematis.com/vol-avion-chasse-l39-paris-pontoise.html

  • Le cartel des agences de mannequins

    L'Autorité de la concurrence a infligé un total de 2,38 millions d'euros d'amendes à 37 agences de mannequinat et à leur syndicat professionnel, pour s'être entendus sur les grilles tarifaires pendant plusieurs années. Le principal syndicat de la profession, le Synam, est accusé d'avoir "élaboré et diffusé, entre 2000 et 2010, des grilles tarifaires orientant la politique commerciale des agences de mannequins, auxquelles les annonceurs ou maisons de couture font appel pour leurs tournages, prises de vue publicitaires ou défilés", selon le communiqué publié jeudi 29 septembre. De leur côté, 37 agences de mannequins - représentant la quasi-totalité du chiffre d'affaires du marché et parmi lesquelles figurent les célèbres agences Elite, Marilyn ou IMG - sont sanctionnées pour "avoir participé à des réunions statutaires portant sur les grilles tarifaires syndicales entre 2009 et 2010". Un total de 2,381 millions d'euros de sanctions ont été prononcées, dont 50.000 euros pour le Synam. L'Autorité de la concurrence juge que le syndicat professionnel "a porté atteinte à l'autonomie commerciale des agences de mannequins dans la fixation de leurs prix, et a réduit la concurrence sur le marché des prestations d'agences de mannequins à destination des clients" C'est l'agence Marilyn Agency qui écope de l'amende la plus élevée (600.000 euros), suivie de l'agence Elite Model Management et l'agence International Management Group (300.000 euros chacune), les montants ayant été gradués "en fonction de la gravité des pratiques et du dommage à l'économie causé par les pratiques", note l'autorité. Elle souligne que les 37 agences de mannequinat ont ainsi "faussé le point de départ de la négociation commerciale et freiné la concurrence au détriment de leurs clients". En 2015 et 2014, l'Autorité de la concurrence a déjà infligé de fortes amendes pour sanctionner des ententes sur les prix dans le "cartel des poulets", celui des yaourts, des produits d'hygiène en décembre 2014, c'est désormais la filière du transport de colis qui écope d'une lourde amende.