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Le doigt dans l'engrenage

  • Réalité augmenté en Allemagne

    Un changement important dans nos habitudes de vie se profile à l'horizon, et il porte un nom : réalité augmentée. Lors d'un incentive à Bonn en Allemagne lundi dernier, j'ai en effet été amené à tester un des ces fameux casques de RA, et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été vraiment troublé par l'expérience : le cocktail virtuel / réel est tout bonnement formidable. Et moi qui croyais plutôt jusque-là en la réalité virtuelle, percevant essentiellement la réalité augmentée comme un gadget, je ne pense plus pareil : j'en viens à me dire que ces technologies ont sans doute une place à conquérir. Depuis le retour de cet incentive, je rêve même de ce que pourrait donner cette technologie quand elle surviendra dans nos foyers. Imaginez un peu. Un enfant pourra par exemple réaliser des bâtiments avec ses petites briques de plastique dans le salon sans pour autant faire un boucan d'enfer en fouillant dans le tas à la recherche de telle brique spéciale. Pour regarder un film, nous aurons droit à des écrans démesurés virtuels qui couvriront tout le mur, voire pourquoi, pas le plafond. Les possibilités sont tellement nombreuses qu'il y en a sans doute auxquelles je n'ai pas pensé. Mais surtout, ce qui me laisse penser que ces casques vont faire un carton, c'est que les technologies gagnantes, de manière générale, tendent à simplifier le quotidien. Si l'Iphone s'est à ce point ancré dans nos vies, par exemple, c'est parce qu'il remplace en même temps la caméra, l'ordinateur, le réveil, et d'autres choses encore. Et les casques de réalité augmentée font justement de même : ils peuvent eux aussi faire fusionner de multiples objets qui nous entourent : télévision, jouets, console de jeux, etc. Evidemment, nous aurons tous l'air fous à nous agiter dans le vide sans même savoir ce que fait l'autre juste à côté. Mais c'est de toute façon une évolution incontournable de notre société ! Bref, j'ai adoré cet incentive. Pouvoir essayer ces casques s'est révélé être une excellente surprise. Voilà d'ailleurs le site de l'agence qui a pris en charge l'événement : d'après moi,ils ont fait preuve de pas mal d'inventivité sur ce coup-là. Pour en savoir plus : http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-en-allemagne/

  • Il n'y a pas que l'argent

    Vous avez besoin dans votre maison d'un employé intelligent et habile, essayez de vous procurer cet oiseau rare. D'après le principe qu'on peut tout avoir avec de l'argent, vous devrez, suivant que vous offrez des appointements médiocres, ordinaires, bons, très bons, excellents… trouver des employés médiocres, ordinaires, très bons, supérieurs. Mais tous ceux qui se présenteront pour occuper le poste vacant se rangeront dans la dernière catégorie, et ils se seront préalablement procuré des certificats à l'appui de leurs prétentions. Il est vrai que neuf fois sur dix, à l'épreuve de la pratique, il apparaîtra que ces personnages si habiles manquent totalement de savoir-faire. Alors pourquoi se sont-ils engagés chez vous? Ils devraient à la vérité de répondre comme le fait dans la comédie la cuisinière cher payée et qui ne sait rien faire.—Pourquoi vous êtes-vous engagée comme cordon bleu?—C'est pour toucher le sou du franc. Voilà la grande affaire. Vous trouverez toujours des gens qui aiment toucher de gros traitements. Plus rarement vous trouverez des capacités. Et si c'est de la probité qu'il vous faut, les difficultés augmenteront. Des mercenaires, vous en trouverez aisément; du dévouement, c'est autre chose. Loin de moi la pensée de nier l'existence de serviteurs dévoués, d'employés probes et intelligents à la fois. Mais vous en rencontrerez autant, et quelquefois plus, parmi les mal payés que parmi les plus grassement rétribués. Et peu importe en somme où ils se rencontrent, soyez sûrs qu'ils ne sont pas dévoués par intérêt, ils le sont parce qu'ils ont gardé un fonds de simplicité qui les rend capables d'abnégation. On va aussi répétant partout que l'argent est le nerf de la guerre. Sans doute la guerre coûte beaucoup d'argent et nous en savons quelque chose. Est-ce à dire que pour se défendre contre ses ennemis et faire honneur à son drapeau il suffise qu'un pays soit riche? Les Grecs se sont chargés jadis d'administrer aux Perses la preuve du contraire, et cette preuve-là ne cessera d'être répétée dans l'histoire. Avec de l'or on peut acheter des vaisseaux, des canons, des chevaux; mais on ne peut pas acheter le génie militaire, la sagesse politique, la discipline, l'enthousiasme. Mettez des milliards entre les mains de vos recruteurs et chargez-les de vous amener un grand capitaine et une armée de sans-culottes. Vous trouverez cent capitaines pour un seul et mille soldats, mais envoyez-les au feu: vous en aurez pour votre argent. Du moins pourrait-on s'imaginer qu'avec de l'argent tout court il soit possible de soulager les misères et de faire du bien. Hélas! cela aussi est une illusion dont il faut revenir. L'argent, par grosses ou par petites sommes, est une graine qui fait germer les abus. À moins d'y ajouter de l'intelligence, de la bonté, une grande expérience des hommes, vous ne ferez que du mal, et vous risquerez fort de corrompre ceux qui reçoivent vos largesses et ceux que vous avez chargés de les distribuer.

  • Un moment d'efficacité collective

    Nous nous retrouvons : l’initiative d’Anita est bien accueillie par l’équipe. La confiance augmente. Nous co-créons l’articulation du deuxième acte. Chacun apporte sa contribution. Le leadership passe de l’un à l’autre, naturellement. Les moins expérimentés ou autonomes d’entre nous sont soutenus par les autres pour préparer leur travail. Mais rien n’émerge pour le premier acte de notre intervention… Or nous savons que le début est un moment crucial pour susciter une dynamique, générer de la confiance ; et nous avons besoin de cela pour que les 150 participants deviennent acteurs du processus. 15 minutes avant… Les minutes sont désormais comptées avant le démarrage de notre session. Tous les neuf, nous sommes debout, en cercle, un peu à l’image d’une mêlée de rugby, mais il n’y a pas d’adversaire. Notre tension monte et se cristallise sur l’inconnu : que proposer aux participants pour ce premier acte ? Deux d’entre nous se remémorent un échange avec des participants pendant la pause de midi : « Ils ont envie de rester dehors, il fait beau et chaud (nous sommes en septembre, en Finlande !) et aussi de passer à l’action ». L’idée fuse du plus sportif de notre équipe. Il est Basque et donc, le rugby n’a aucun secret pour lui… Il propose de faire vivre en plein air le haka, la danse du guerrier du Pacifique, aux 150 participants. Pendant 45 minutes, ils apprendront et créeront un mouvement collectif. L’équipe est enthousiaste. Même moi qui ne connais pas cette danse. Je vais l’apprendre en 2 répétitions de 2 minutes ! Nous nous resserrons pour un Tous pour Un, Un pour Tous – en espagnol ! Tout s’est vraiment bien passé. Les participants, en mode réceptif depuis deux jours, sont passés à l’action ensemble et ont présenté en équipe et sur scène des visions du futur pour leurs organisations. Faire monter des participants sur scène, devant un public, ce n’est pas facile, je l’apprendrais plus tard dans mon cheminement personnel. Ce moment d’action en équipe reste un souvenir puissant pour moi. Une équipe composée de personnes ordinaires, capables de lâcher les structures classiques, de se passer d’un leader hiérarchique et dépourvues d’expérience directe, peut réaliser l’impossible. Alors pourquoi cela a-t-il fonctionné ? Nous avions un socle commun : des valeurs partagées, que nous avions travaillées régulièrement depuis le début de notre formation. La mission à accomplir était alignée avec nos besoins personnels, nos compétences existantes ou émergentes. Le dialogue en équipe a été central. Nous pouvions tout nous dire. Mais seul le passage à l’action permet de créer des informations et des résultats. Se trouver en situation de faire ce que chacun de nous n’avait jamais fait a généré un décalage qui nous a aidés à nous libérer des « habitudes » qui limitent la pensée et donc, l’action. Nous avons aussi laissé beaucoup de place à nos émotions. Différents types de leadership sont apparus : créatif, coopératif ou dans l’action. L’équipe les a absorbés et a remplacé le besoin de structure par l’auto-organisation : nous avons cheminé entre ordre et chaos sans jamais activer le mode « commande ». A lire sur le site de l'organisateur - organisation de séminaire.