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Le doigt dans l'engrenage

  • Envie de drones ?

    Si oui, alors vous avez atteint le bon endroit. Depuis le marché est inondé avec les choix et les variétés de drones, il devient extrêmement difficile de choisir le meilleur parmi le lot. Il est recommandé de trouver les drones pour les enfants qui répondent le mieux à vos besoins et exigences. Les meilleurs drones pour les enfants doivent être battus et continuer à voler. Il devrait être assez durable pour être manipulé par les enfants pour longtemps. Voler ou jouer avec un avion télécommandé a toujours été une expérience agréable et enrichissante pour les gens depuis leur enfance. Et les drones volants sont devenus plus attrayants ces derniers temps en raison de leurs versions avancées, de leur grande vitesse, de leur durabilité et de la qualité des caméras HD installées dans l'avion. De nos jours, presque tous les drones sont disponibles avec des caméras vidéo haute définition. Cela permet au pilote de regarder où va le drone, comme s'il était assis dans le cockpit. Les hélicoptères Quad et les drones sont amusants et faciles à piloter. Probablement votre premier vol pourrait être un peu cahoteux, mais avec le temps que vous avez décollé et atterri, vous aurez le coup de lui. Vous serez habile à faire les flips et à voler à l'envers en un rien de temps. L'un des meilleurs avantages des drones volants est que vous n'avez pas besoin de trouver une piste pour atterrir ou décoller. Vous pouvez le voler chez vous. Mais encore vous devriez le voler de manière responsable. Vous devriez le tenir à l'écart des aéroports, car cela pourrait créer de graves dommages si vous vous rapprochez d'un avion normal. Une piste en herbe peut être une très bonne option pour le décollage. Une piste devrait avoir au moins 200 pieds de long et environ 50 pieds de large. Les hivers sont un peu plus utiles car vous pouvez construire des skis et les attacher au train d'atterrissage du drone afin de faire un atterrissage en douceur et plat. Les hélicoptères radiocommandés étaient toujours difficiles à piloter. Il s'avère frustrant à la fois en raison des heures de pratique nécessaires pour arriver à un point avec compétence tout en atterrissant au sol. Maintenant, avec l'avancement de la technologie, posséder et piloter un avion à ailes est à la fois facile et abordable. Ainsi, avec l'émergence des quadricoptères et des drones, rien de tout cela n'est plus nécessaire et la courbe d'apprentissage a été considérablement réduite. Pour en savoir plus sur ces utilisations étonnantes et les caractéristiques des drones, vous pouvez visiter Il vous sert avec une myriade de variété et de choix dans les drones pour les enfants. Avec chaque drone, il y a de la technologie qui attire l'attention de tout le monde. Les enfants adorent les drones et ce peut être le meilleur cadeau que vous pouvez donner à votre enfant. Vous pouvez choisir un drone approprié pour votre enfant parmi la variété de choix. De débutant à pro, il a beaucoup à offrir. Aussi, ne vous inquiétez pas pour les prix; les drones sont également très abordables. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce simulateur de vol.

  • West Side Story

    West Side Story a cinquante ans ! Du moins la pièce, grand succès de Broadway, créée le 26 septembre 1957 et mise en scène par Jerome Robbins, co-réalisateur avec Robert Wise de la version cinématographique lancée dans les années 1960 par les studios Goldwyn. Un demisiècle plus tard, on ne peut que constater que le film n’a pas pris une ride, que ce soit sous l’angle pur du cinéma (les chorégraphies, étonnamment modernes, et la musique de Leonard Bernstein y sont pour beaucoup) ou des thématiques, profondément actuelles. N’en déplaise aux grincheux, toujours prompts à s’en tenir au célèbre «Mariiiia» (moins sirupeux pourtant qu’on ne voudrait le croire), West Side Story reste l’une des meilleurs comédies musicales de l’histoire d’Hollywood, et sans doute, avec My Fair Lady, le dernier grand chef d’œuvre d’une époque révolue. Le générique est célébrissime. Construit comme l’ouverture d’un opéra (c’est-à-dire purement instrumental), il enchaîne des fonds aux couleurs vives pendant plusieurs minutes pour plonger ensuite sur une vue en hélicoptère de New York, d’abord globale puis progressivement resserrée sur les quartiers pauvres de l’Upper Side. Brusquement éclate un claquement de doigt, fusion d’un bruitage musical et d’un geste concret, qui lance la scène d’ouverture, où Jets et Sharks, les deux bandes rivales d’Américains «natifs» (en fait enfants d’immigrés polonais) et de Portoricains vont s’affronter dans une danse spectaculaire, au rythme haletant, pour la possession d’un territoire infime – quelques rues et un terrain de basket. Jacques Demy s’en souviendra, quelques années plus tard, pour la première scène des Demoiselles de Rochefort, elle aussi muette, entièrement dansée, et longue de près de dix minutes (il rendra d’ailleurs un deuxième hommage à West Side Story par l’intermédiaire de George Chakiris, interprète des deux films). Décor et contexte sont posés: à New York, dans les années 1960, Roméo et Juliette sont des enfants d’immigrés américains qui seront victimes de la haine, du racisme et du nombre de générations qui les sépare sur le sol des États-Unis. Si la trame de Shakespeare est conservée dans ses si simples grandes lignes (les deux amoureux, Maria la Portoricaine et Tony l’Américain filent tout droit vers un destin tragique, leurs deux « familles » n’acceptant par leur amour), les thèmes de West Side Story sont profondément ancrés dans la société américaine moderne, à l’image d’une grande partie du cinéma de cette époque (les référents sont bien sûr les blousons noirs de Marlon Brando dans L’Équipée sauvage ou de James Dean dans La Fureur de vivre). Pauvreté, violence et prostitution font partie du quotidien de ces jeunes gens désorientés; en être conscients leur permet d’abreuver de sarcasme cette société qui fait semblant de les comprendre pour mieux les rejeter: «Dear kindly Judge, your Honor, my parents treat me rough, with all their marijuana, they won’t give me a puff; they didn’t want to have me, but somehow I was had; that’s why I’m so bad» («Votre Honneur, mes parents me traitent mal, ils sont remplis de marijuana mais ils ne pensent même pas à m’en donner une bouffée; ils ne voulaient pas m’avoir, mais ils m’ont eu quand même; c’est pour cela que je suis aussi mauvais»). Ces « voyous » se raccrochent à la seule chose qui puissent donner un sens à leur existence: le « territoire », à la fois symbolique (celui qui est né sur la terre américaine a par la même occasion un droit de propriétaire sur elle) et réel (pour prouver sa force, une bande doit contrôler une rue, et en chasser toutes les autres bandes). «Here come the Jets: little world, step aside! Better go underground, better run, better hide» («Voici les Jets: que les petits s’écartent, qu’ils se cachent sous terre, qu’ils courent, qu’ils se cachent») clame la bande « américaine » des Jets. Les Sharks/Portoricains, quant à eux, sont des déçus du rêve américain: fuyant le tiersmonde, croyant trouver richesse et liberté, les voici parqués dans des immeubles sinistres et tous semblables, où les rendez-vous se font sur les toits ou sur les escaliers de secours, dans le noir d’un labyrinthe géométrique et inhumain. Leurs petites amies, plus libres qu’au pays, ne sont pas d’accord; c’est le superbe et drolatique duel «America», qui ironise sur les illusions des immigrants: «Skycrapers bloom in America, cadillacs zoom in America, industry boom in America, twelve in a room in America» («Les gratte-ciels fleurissent en Amérique, les cadillacs foncent en Amérique, l’industrie croît en Amérique, douze dans une pièce en Amérique»). Résolvant leurs problèmes par la violence et la rébellion, ces jeunes n’en sont pas pour autant stigmatisés : quand leurs bagarres, commencées sous le signe du ridicule (à coups de pot de peinture ou de pierres), tournent au meurtre, ils semblent ne pas comprendre comment ils en sont arrivés là; le responsable ne serait-il pas ailleurs? Dans West Side Story, les adultes sont tragiquement absents de la vie des jeunes générations (on ne verra jamais aucun « parent »); et le seul qui s’en préoccupe est un officier de police malfaisant, raciste, ne songeant qu’à arrêter les bagarres pour asseoir sa carrière… Alors, réaliste, West Side Story? Si, effectivement, il s’agit de la première comédie musicale qui « s’évade de l’évasion » (annonçant par là même la mort du genre, détachée de son fondement principal), le film n’est pas totalement privé d’une dimension humoristique, mais surtout onirique. La preuve, surtout, dans l’histoire d’amour Tony/Maria, qui permet à Robert Wise et à Jerome Robbins d’expérimenter dans le traitement des couleurs, en modifiant la teinte de l’écran, notamment dans la scène magique de la rencontre au dancing, où Tony et Maria dansent au premier plan, oublieux pour un temps de la réalité et des autres, qui sont floutés pour ne garder qu’un vague mouvement en accéléré de leur danse. L’amour entre la Portoricaine et l’Américain est le versant « irréaliste » de West Side Story, et sans doute la raison pour laquelle on blâme parfois la fragilité sirupeuse du film. L’interprète de Tony, très fade, y est pour beaucoup, quoique sa présence soit contrebalancée par celle de Natalie Wood, version féminine talentueuse de Marlon Brando et James Dean, qui obtint le rôle par défection d’Audrey Hepburn et réussit à faire Maria totalement sienne; mais ce flirt avec un romantisme exacerbé est aussi la raison pour laquelle la tragédie fonctionne, d’autant que les chansons romantiques (non dansées, puisque ni Natalie Wood, ni Richard Beymer n’étaient des danseurs professionnels, à l’inverse du reste du casting) ne sont pas plus faibles que les autres. West Side Story doit évidemment beaucoup à Jerome Robbins, qui fut licencié en plein tournage car son perfectionnisme faisait exploser le budget du film et éreintait les danseurs. Si la pièce fut légèrement modifiée lors du voyage Broadway-Hollywood (affadissement de certains dialogues pour ne pas choquer le grand public, réagencement des numéros musicaux, notamment le «I feel pretty» de Natalie Wood, qui à l’origine, se trouvait après le meurtre de Riff et Bernardo), les séquences dansées n’ont pas perdu de leur perfection et de leur énergie communicative. L’inspiration de Robbins alla jusqu’à chorégraphier la bagarre centrale comme pour mieux en souligner l’ineptie. Pour donner à leur rivalité on screen plus de force, les comédiens reçurent l’instruction de les exacerber off screen: et c’est ainsi que le numéro d’anthologie «Cool» semble dépasser la simple danse de comédie musicale, pour devenir une transe dans laquelle personnages et interprètes se confondent, la fatigue et la tension étant rendues palpables. West Side Story obtint dix oscars à la cérémonie d’auto-congratulation du cinéma américain, en 1962. Cette année-là, c’est évident, les récompenses étaient méritées.

  • Avion de chasse en vue!

    Avis aux fans d'avions de chasse : un Su-27 est actuellement exposé à Pontoise dans le cadre d'une retrospective aéronautique. L'exposition, un brin trop confidentielle (ils n'ont pas de chargé de communication ?) et relativement réduite, vaut pourtant le détour, rien que pour l'appareil exposé et bien accessible. Pour ceux qui se bornent à connaître les appareils européens ou américains, voici son histoire. Le programme de développement d'un nouveau type de chasseur soviétique (destiné à contrer principalement le F-15 américain) fut initié à la fin des années 1960. Le projet T-10 fut ainsi présenté en 1971, sur les bases quasiment identiques à celles de son adversaire. aussi bien en taille qu'en conception aérodynamique. Le prototype effectua son premier vol le 20 mai 1977 mais il ne correspondait pas aux attentes des militaires et deux crashs mortels en juillet 1978 vinrent ralentir considérablement les expérimentations. En 1981, une nouvelle version, le T-105-1 fut présentée et, validée, elle entra en production en 1983, pour être mise en service en 1985. En 1986 un Su-27, amélioré en modèle P-42, s'attaque à la plupart des records de sa catégorie et en deux ans il en bat 27 détenus principalement par son concurrent le F-15. Une version navalisée, Su-27T-10K, avec les ailes repliables et une crosse d'appontage, fut expérimentée en août 1987 et entra en service en 1993 sous la dénomination Su-33 sur le seul porte-avion russe, l'Admiral Kuznetsov. Ce n'était que le début des redésignations des évolutions suivantes:  Su-30 (1987), biplaces et avec une perche de ravitaillement en vol, destiné aux missions à grande distance.  Su-32/34 Fullback (1990), un bombardier biplaces à la cabine agrandie, blindée, pressurisée et offrant des commodités à bord (coin cuisine et toilette) pour les longs vols.  Su-35 (1988) monoplace de chasse, allégé de par sa structure en matériaux composites et en alliages d'aluminium,  - Su-37 Super Flanker (1996), illustre la dernière génération de la gamme, avec un réacteur à poussée vectorielle qui lui offre une manœuvrabilité accrue. Depuis mai 1989, 6 Su-27 équipent la patrouille de démonstration des Russians Knight (Chevaliers russes), ce qui leur permet lors des meetings aériens de mettre en avant la grande maniabilité de l'appareil qui est capable d'effectuer des figures risquées mais totalement inédites. Approcher cet appareil d'aussi près a confirmé ma résolution pour 2015 : effectuer un vol en avion de chasse à bord d'un Fouga Magister. Si cet ancien appareil ne ressemble pas à un avion de chasse (du moins, pas tel qu'on les apprécie), il offre certainement de bonnes sensations et doit être particulièrement maniable : après tout, c'est l'ancien avion d'entraînement de la Patrouille de France. Et le vol est justement proposé par des anciens de la Patrouille ! Promis : si je me lance dans l'aventure, je vous fais un compte-rendu. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de baptême de l'air en en avion de chasse et retrouvez toutes les infos.