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Le doigt dans l'engrenage

  • Une aventure aérienne

    D'où viennent les passions ? Voilà un bien grand mystère. Personnellement, je suis passionné par les avions de chasse, et ce depuis l'enfance. J'aurais préféré une passion plus économique, mais on ne choisit pas. Je me souviens que quand j'étais petit, je ne sortais jamais sans avoir mon avion de chasse fétiche avec moi. Je jouais avec à tout bout de champ et m'inventais des duels aériens. C'est même à peu près le seul souvenir de ces jeunes années. Aujourd'hui, bien sûr, je ne joue plus avec. Mais il traîne dans la chambre de mon petit dernier, et j'espère bien qu'un jour, il fera à son tour son bonheur. Bref, tout ça pour dire qu'avec de tels antécédents, il était prévisible qu'un jour, je veuille pousser plus loin l'aventure. Ce que j'ai enfin fait la semaine dernière, en effectuant un extraordinaire baptême en L39 Albatros. Et cette expérience est clairement en haut du podium des activités magiques que j'ai pu faire dans ma vie. Les sensations que m'a apportées ce vol resteront pour toujours gravées en lettres de feu dans ma mémoire. Car vous l'avez peut-être observé : il y a une grande différence entre savoir quelque chose et le vivre. Je savais depuis des années les sensations que procure un avion de chasse. Le poids des G qui vous fait peser 5 fois votre poids, l'apesanteur que procure les G négatifs au beau milieu d'un looping, le champ de vision qui diminue quand on est écrasé dans des virages trop brusques, tous ces détails n'avaient plus de secret pour moi. Mais on a beau savoir, je crois qu'on n'est jamais vraiment prêt ; car quand le corps est confronté à de telles sensations, on découvre que le savoir n'est rien tant qu'il n'est pas vécu. Pour vous dire, certains moments étaient tellement excessifs qu'ils en étaient même à la limite du supportable. Et je dois avouer que, même si j'ai adoré ce vol de bout en bout, j'ai été quand même soulagé quand il a fallu rejoindre la terre ferme ! J'étais trempé de la tête au pied et je n'aurais pas tenu cinq minutes de plus. Si vous aimez les expériences extrêmes, je vous recommande en tout cas sans hésiter l'aventure. Voilà le site où j'ai déniché ce baptême, ce superbe vol en L39, si vous vous sentez d'humeur audacieuse... https://www.tematis.com/vol-avion-chasse-l39-paris-pontoise.html

  • Le cartel des agences de mannequins

    L'Autorité de la concurrence a infligé un total de 2,38 millions d'euros d'amendes à 37 agences de mannequinat et à leur syndicat professionnel, pour s'être entendus sur les grilles tarifaires pendant plusieurs années. Le principal syndicat de la profession, le Synam, est accusé d'avoir "élaboré et diffusé, entre 2000 et 2010, des grilles tarifaires orientant la politique commerciale des agences de mannequins, auxquelles les annonceurs ou maisons de couture font appel pour leurs tournages, prises de vue publicitaires ou défilés", selon le communiqué publié jeudi 29 septembre. De leur côté, 37 agences de mannequins - représentant la quasi-totalité du chiffre d'affaires du marché et parmi lesquelles figurent les célèbres agences Elite, Marilyn ou IMG - sont sanctionnées pour "avoir participé à des réunions statutaires portant sur les grilles tarifaires syndicales entre 2009 et 2010". Un total de 2,381 millions d'euros de sanctions ont été prononcées, dont 50.000 euros pour le Synam. L'Autorité de la concurrence juge que le syndicat professionnel "a porté atteinte à l'autonomie commerciale des agences de mannequins dans la fixation de leurs prix, et a réduit la concurrence sur le marché des prestations d'agences de mannequins à destination des clients" C'est l'agence Marilyn Agency qui écope de l'amende la plus élevée (600.000 euros), suivie de l'agence Elite Model Management et l'agence International Management Group (300.000 euros chacune), les montants ayant été gradués "en fonction de la gravité des pratiques et du dommage à l'économie causé par les pratiques", note l'autorité. Elle souligne que les 37 agences de mannequinat ont ainsi "faussé le point de départ de la négociation commerciale et freiné la concurrence au détriment de leurs clients". En 2015 et 2014, l'Autorité de la concurrence a déjà infligé de fortes amendes pour sanctionner des ententes sur les prix dans le "cartel des poulets", celui des yaourts, des produits d'hygiène en décembre 2014, c'est désormais la filière du transport de colis qui écope d'une lourde amende.

  • Ceux qui n'aiment pas (trop) les femmes

    Ce groupe d'activistes développe une vision particulièrement haineuse des femmes, qui sont vues comme des ingrates vilement intéressées par l’argent des hommes, et considérées comme des fardeaux financiers. Dans la galaxie des masculinistes, voici un groupe que vous ne connaissiez peut-être pas: les MGTOW, abréviation pour Men Going Their Own Way en anglais, soit «les hommes qui se débrouillent tout seuls» (sous-entendu: sans les femmes) ou encore les «hommes qui tracent leur propre chemin», selon une traduction des intéressés. Ils affirment «refuser de s’incliner, de servir et de s’agenouiller (pour une femme, ndlr) pour être traité en échange comme un objet que l’on peut jeter», selon leur site, et pensent pouvoir se passer du sexe féminin. Le mouvement est né en Amérique du Nord, mais essaime aussi depuis peu en France, avec une page Facebook, ouverte en janvier 2015, qui les décrit ainsi: «Le concept du Mgtow réside dans le fait de refuser de se laisser croquer par les mantes religieuses, les croqueuses de diamants qui estiment les hommes inutiles une fois un contrat signé (mariage, reconnaissance de paternité donnant droit à vingt ans de pension alimentaire)» Parcourir cette page lorsque l’on est une femme ressemble à une séance de masochisme, où l’on doit affronter clichés, insultes et moqueries antiféministes. Un commentaire d’un article sur le sexisme est par exemple suivi de cette remarque: «Les pleureuses sont de sortie». Un autre utilisateur affirme sous un lien de Marie Claire sur la «paternité forcée» que «quand on lit les commentaires écris (sic) par les femmes, on comprends (sic) bien qu'il est urgent de se protéger et de ne jamais leur faire confiance.» Ce sont aussi une pluie d’insultes qui pleuvent sur les femmes (nous avons laissé les fotes d’ortograf): - «Et l'autre poufiasse qui en rajoute une couche , voilà pourquoi elles cherchent toutes un mec avec de ‘l'ambition’…» - «Ça pourrie tres vite ces bestioles» - «Encore une malade mentale de plus» Des montages ridiculisent les femmes, comme celui-ci, qui insinue qu'elles sont toutes des menteuses, et qui est suivi d’un commentaire emblématique de la culture du viol que ce groupe prône: «Je la monte même avec les boutons sur la gueule! J'ai un problème Docteur?» La page Facebook en français des MGTOW n’a pour l’instant que quelques 300 abonnés, mais sur des plateformes comme Reddit, ce sont plus de 15.000 personnes qui suivent les éructations antiféministes et profondément sexistes de ces adeptes. Le journal The Independent s’est immergé dans les profondeurs de ce forum, et dessine un portrait tout aussi inquiétant de ces masculinistes. Ils encouragent les autres hommes à divorcer de leur femme. Certains s'enorgueillissent d’être vierges, tandis que d’autres affirment réduire leurs relations avec des femmes à des prostituées, ou des rencontres d’un soir qu’ils s’empressent ensuite de jeter et d’humilier. Ils se voient comme de fiers étalons, et fonder un couple revient pour eux à devoir porter une charrue, toute femme représentant forcément un fardeau financier, et une ingrate qui leur pompera leurs sous: À quoi The Independent conclut que…: «Faire défiler cette page, c’est s’enfoncer dans des ténèbres de plus en plus noires.» Les MGTOW ont une position particulière dans la galaxie des masculinistes, ces groupes d’hommes anti-femmes. «Ils sont considérés comme des "bêtas" par d'autres masculinistes», nous explique Stéphanie Lamy, co-fondatrice du collectif Abandon de Famille –Tolérance Zéro!, qui scrute attentivement sur les réseaux ces groupuscules. Et ils détestent les «Pick Up Artists» (PUA), ces pro de la drague teintée de haine qui enseignent la séduction dans le monde en humiliant les femmes, parce que selon les MGTOW, les «PUA» sont encore trop dépendants des femmes. S’il veulent rester entre eux, grand bien leur fasse, pourrait-on leur répondre. Mais s’ils pouvaient garder pour leurs conversations privées leur vomi de haine sans les étaler en public, les femmes leur en seraient reconnaissantes.